Les experts ont déterminé que le taux d’humidité relative idéal pour le confort des êtres humains devait être compris entre 45 et 65 % :
Si l’on ne tient pas compte des causes accidentelles (fuites d’eau de canalisations, gouttières, etc.), les trois principales sources d’humidité sont :
1- les infiltrations d’eau de pluie :
L’humidité dans la maison a pour cause principale l’eau provenant du ciel. Celle-ci tombe sur les maison sous forme de pluie, de neige ou de grêle. Elle atteint principalement les toitures mais également les façades sur lesquelles elle tombe généralement en biais. Ce sont les matériaux poreux et tous les types de fissures qui favorisent les infiltrations d’eau.
2- les remontées d’eau du sol ou remontées capillaires :
L’eau peut également provenir du sol, à cause d’une part des eaux de pluie mais également de la présence de nappes d’eau souterraines (nappes phréatiques). Cette eau, en provenance du sol, remonte à l’intérieur des murs de la maison par capillarité. Les murs de fondation d’une maison se trouvent très souvent au contact de l’eau. Les remontées capillaires seront d’autant plus restreintes que l’évaporation sera favorisée.
3- l’humidité de condensation :
On appelle « condensation » le passage à l’état liquide de la vapeur d’eau contenue dans l’air. La principale manifestation de condensation dans un logement est la buée sur les vitres.
La condensation est une source très importante d’humidité dans les bâtiments d’habitation. Les phénomènes de condensation proviennent des échanges thermohygrométriques et ont pour causes principales la production de vapeur, le chauffage et l’aération.
La production de vapeur est difficile à limiter dans un logement quel que soit son mode d’occupation. En effet, la respiration d’une personne adulte produit environ 50 grammes de vapeur d’eau par heure, ce qui est suffisant pour saturer une pièce en quelques heures. Une casserole d’eau bouillante, un bain chaud, ainsi que la combustion de gaz peuvent saturer une pièce en quelques minutes seulement.
Ces éléments montrent que, pour maîtriser les phénomènes de condensation, il est préférable d’agir sur le chauffage et la ventilation plutôt que sur la production de vapeur.
Il est toujours possible de tenter de diminuer la vapeur d’eau produite et de favoriser son évacuation. Modifier la température ambiante est souvent plus délicat au regard des coûts énergétiques qui entraînent souvent des économies importantes faites sur le chauffage en abaissant notamment la température la nuit ou en ne chauffant qu’épisodiquement certaines pièces de la maison.
L’utilisation d’un déshumidificateur associée au renouvellement de l’air à l’intérieur d’un local reste un des meilleurs moyens de lutter contre les phénomènes de condensation.
